Ange GBEHE, la femme qui veut toucher le sommet

Elite;

Derrière le physique de cette jeune dame se cache un mirage. A l’allure discrète et peu bavarde, elle saisit chaque occasion qui se présente à elle pour démontrer son savoir-faire, en s’affirmant comme une femme qui compte désormais dans le milieu du cyclisme ivoirien et africain. Major de la dernière promotion  des juges commissaires nationaux, à l’issue d’une formation à Abidjan, Ange GBEHE décroche à nouveau le diplôme de commissaire élite UCI  en septembre 2018. Faisant d’elle la première et l’unique femme de l’Afrique subsaharienne titulaire de ce parchemin. Un parcours enchanteur pour cette jeune dame, qui montre que la politique du genre entrepris par les dirigeants de la Fédération Ivoirienne de Cyclisme (FIC) est en marche. Nous l’avons rencontrée. Interview.

 

 

 

Vous êtes la seule femme commissaire Elite UCI admise parmi les 4 retenus sur 13, à l’issue d’une formation  de la catégorie qui a eu lieu en CI en septembre dernier, quel sentiment vous anime après les résultats ?

 

Il faut dire que c'est plutôt des sentiments de joie, dans la mesure où à quelques jours de la formation, j'ai confié au

Président de la Fédération Ivoirienne de  Cyclisme (FIC) que je ne la ferais pas.  Parce que je n’étais pas vraiment en bonne santé. Par conséquent, ne pourrais pas me préparer comme je voulais. Il m'a dit : "non ne fais pas ça. Même si tu n'es pas prête à 100%, il faut la faire". Et au final,  avec un tel résultat  je ne peux qu’être heureuse. Mais en même temps un peu triste pour les autres récalés qui n'ont pas pour autant démérités.

Etes-vous surprise par ce résultat ?

Surprise ? Pas vraiment. Mais pas aussi certaine car les sujets étaient à la fois abordables qu’aléatoires.

Selon vous, qu’est-ce qui a été l’élément catalyseur dans ce résultat ?

Je pense que c’est plutôt ma bonne compréhension des sujets et ma volonté de réussir ce test.

Je ne pense pas, car cette parole est certes d'actualité mais moi, je ne me sens pas en compétition avec les hommes car je suis dans une logique de complémentarité. Etant dans un monde moderne,  ce qui compte, c’est comment  apporter ma modeste contribution dans la société.

 

Comment votre entourage a-t-il accueilli ce résultat ?

Bien, je pense.

 

Désormais apte à représenter la CI aux compétitions internationales en tant que commissaire de course, qu’attendez-vous de la Fédération Ivoirienne de Cyclisme pour être à la hauteur de la tâche qui vous attend ?

 

J'aimerais avant, dire grand merci au président de la FIC, Mr Allah Kouamé qui a fait

mains et pieds pour que cette formation se fasse. Je pense que le plus dur commence pour nous car le cyclisme c'et plus de pratique, alors nous permettre de participer à un grand nombre de compétition et si possible nous aider à parfaire notre niveau de langue en anglais.

Comment allez-vous allier votre profession d’institutrice à votre carrière de juge-commissaire Elite ?

Je suis institutrice pour la CI et juge commissaire Elite UCI, je pense que la CI saura me donner les moyens de la représenter car c'est la CI qui gagne.

Major de la promotion  ‘’commissaire national’’, vous êtes à nouveau parmi les deux ivoiriens admis pour la catégorie ‘’Commissaire Elite UCI’’, est-ce la preuve que le cyclisme n’a plus de secret pour vous ?

Il serait prétentieux de dire que le vélo n'a pas de secret pour moi car j'ai tout  à apprendre au vélo. Je dirai plutôt que c'est la grâce de Dieu.

Comment Ange GBEHE est-elle arrivée au cyclisme ?

 Par le biais de mon parrain "Major Botty" qui m'a fait participer à certains tours en qualité d'hôtesse pour avoir un peu de "sous" car étudiante. Puis, 3 ans après, si j’ai bonne mémoire,  j'ai décidé de m'intéresser véritablement au vélo.

Pour vous, qu’est-ce qui est particulièrement attrayant au cyclisme   ?

C'est la générosité de ce sport car contrairement aux autres sports, le cyclisme va vers la population et le spectacle qu’il produit est gratuit . C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles  nos autorités

devraient aider cette discipline.

Un mot sur l’avenir du cyclisme africain ?

 Il y a de bonnes perspectives et des raisons de croire que le cyclisme africain a un bel avenir qui se construit progressivement sous la direction éclairée des dirigeants africains parmi lesquels on peut citer le président Allah-KOUAME,

 

La place de la femme dans le cyclisme africain ?

De plus en plus de femmes s'y intéressent et commencent à y avoir une place importante.

Le caractère que vous détestez chez une personne ?

L’hypocrisie

Votre pays de rêve ?

 USA

Couleur préférée

Le blanc

L’homme idéal ?

Celui qui me respecte

Le mot qui vous fait plaisir ?

Maman

Mot pour terminer ?

Dire merci à Dieu de toujours m'accorder cette grâce. Merci à toute la FIC avec à sa tête le président Allah-KOUAME,~à mon parrain Major Botty, à mes parents et amis qui me soutiennent.

 Je voudrais terminer par une doléance : organiser d'autres tests pour donner une seconde chance à nos frères qui n'ont pu réussir ce test.

Réalisée par le Sercom FIC

RESUTATS

Les derniers résultats de la FIC

Disciplines

Les disciplines de la FIC

Contacts

Vous avez une question ou un avis ? Contactez nous!

Contactez nous

Suivez nous

Twitter Facebook